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 Les Négresses Vertes

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Psychedelik
Panda Géant
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MessageSujet: Les Négresses Vertes   Mer 30 Mai 2007 - 14:44

Dans les années 90, les musiciens français ne veulent plus être les parents pauvres de l’industrie musicale, et ceux qui résistent ont décidé de ne plus rouler en queue du train anglo-saxon. Les membres des groupes issus des années 70 qui avaient puisé leurs influences aux États-Unis ou en Angleterre, se séparent les uns après les autres pour tenter, avec des fortunes diverses, des carrières en solo.

Des groupes de musique dite alternative, où se mêle un zeste de métissage, les remplacent, et c’est ainsi que Celtes et Latins sortent du ghetto et que l’accordéon retrouve droit de cité. Avec les Négresses Vertes, surgissent alors des musiques joviales sur des textes extravagants, tandis que la France, qui avait renoncé à sa culture et à son humour, reconquiert son identité.

La régénération de la chanson française a pour emblème Zobi la mouche, tube tous terrains qui s’exporte au point que les boites les plus branchées d’Ibiza, de l’Amnesia au Privilège, le passent en continu. Là, une clientèle internationale festive, prise d’une irrésistible jubilation, reprend en chœur le refrain sans savoir vraiment ce qu’elle chante, tandis que les pros du disque s’émerveillent du fait que la musique française a passé les frontières de l’Hexagone… La musique, en l’occurrence, c’est « Zobi » ! Dans ces années-là, les Négresses Vertes deviennent donc à la fois le groupe le plus tricolore et le plus international.

Rarement des musiciens auront distillé une telle bonne humeur… et mis sur scène une telle pagaille. L’héritage punk, sans doute, mais aussi une bonne adaptation des conseils du jazzman Cab Calloway, qui affirmait que pour un artiste « trop n’est jamais assez », le tout dans une insolite transposition de l’ambiance folle et débridée des meilleurs spectacles de cirque. Deux des fondateurs, Mathias Canavese et Paulo, ont fait leurs classes au sein du cirque Zingaro, tandis que Helno, le chanteur, officiait chez les Berruriers Noirs.

L'image du groupe est la mesure de la fibre poétique et métissée qui transpire de leur musique. Tous les plus grands metteurs en images du moment voudront fixer sur pellicule leur fulgurance entre enfer et paradis. Tour à tour JB Mondino, Sabine Weiss, Stéphane Sednaoui les immortaliseront et les plus fashion des magazines d'Outre Manche (Dazed and Confused et The Face ) leur consacreront leurs colonnes.

Pour les Négresses, tout a commencé dans la rue, le métro, les bars et tous les lieux d’où on ne les chassait pas, ce qui mène enfin le groupe à enregistrer en 1988 son premier album pour EMI, Mlah, où l’on découvre, outre un humour corrosif et une totale joie de vivre, des audaces musicales et verbales uniques. Utilisant un langage argotique, brisant les mélodies jusqu’au délire, ils font craquer les limites de l’expression musicale comme une vieille culotte démodée, contribuant, par leur style inédit, à faire apparaître une nouvelle génération d’artistes de la chanson.

L’année suivante, Zobi la mouche, remixé par William Orbitt pour le label Rhythm King et devenu tube cosmopolite, se classe dans les hit-parades anglais, montant jusqu’à la 25ème place, exploit rarissime pour un titre made in France. Puis les Négresses sont en concert au fameux Roxy de Los Angeles et au Quattro de Tokyo, mais participent aussi à plusieurs grandes compilations internationales Red Hot and Blue, destiné à recueillir des fonds pour la lutte contre le sida, The Last Temptation of Elvis, qui reprend des succès du King, et, sur la demande de Madonna, la bande originale du film Dick Tracy.

Lorsque paraît le deuxième album des Négresses, Famille nombreuse, leur réputation est si bien établie que le disque est commercialisé en même temps en France et dans dix autres pays européens, tandis que Helno, Mathias, Mellino, Paulo, Abraham, Zézé, Gaby, Mimiche, Joroz, Julo et Isa s’en vont donner un concert historique au Liban, où ils sont les premiers étrangers à se produire à Beyrouth depuis le début de la guerre civile.

Ils entament ensuite une tournée triomphale de 120 dates, parmi lesquelles la mythique Brixton Academy de Londres, sautant des pays scandinaves à l’Espagne, parcourant la province française et se posant entre-temps à l’Olympia, tandis que Mlah devient en France double disque d’or. C’est alors que le chanteur-parolier Helno, ambianceur hors pair, disparaît tragiquement, laissant ses amis désemparés. Il leur faudra deux ans pour surmonter leur peine et leur désarroi, mais ils retourneront finalement en studio pour un troisième album, Zig Zague, où ils retrouvent toute leur verve sur des rythmes fortement marqués d’influences latino.

En Angleterre, pays qui semble les avoir décidément adoptés, ils prennent la 14ème place des charts avec le single Après la pluie, remixé par Kenny Dope et Todd Terry, ce qui les mène évidemment à inclure Londres dans leur nouvelle tournée européenne d’une centaine de dates, au cours de laquelle ils se produisent dans toutes les grandes capitales. Après avoir joué entre autres au Printemps de Bourges et aux Francofolies de La Rochelle, ils retrouvent finalement Paris pour deux concerts au Hot Brass, qui donnent naissance à l’album live Green Bus, qui restitue toute la folle ambiance d’un spectacle particulièrement bigarré et survolté.

Se lançant dans une collaboration insolite, les Négresses Vertes participent par ailleurs à la conception d’un album de Jane Birkin, arrangeant à leur façon inimitable La gadoue, écrite à l’origine par Gainsbourg pour Petula Clark. Dans le même temps, ils font la connaissance du producteur Howie B, et c’est avec lui qu’ils vont concocter Trabendo, album intemporel, envoûtant et sensuel, disent les médias. Enregistré à Alfortville dans l’ancien cinéma Le Trianon, mixé aux Whitfield Street Studios de Londres, ils y explorent de nouveaux horizons teintés d’électronique, mais on y trouve en réalité la continuité de leur histoire, toujours faite de non-conformisme et d’une inventivité prodigieuse, ce qui leur vaut en 2000 la Victoire de la musique de l’Album Nouvelles Tendances.

Vient ensuite Acoustic clubbing, où ils reprennent en acoustique quatorze de leurs titres auxquels s’ajoutent des inédits, et ainsi les Négresses Vertes poursuivent un chemin de plus en plus diversifié sans cesse marqué par une créativité extraordinairement féconde. Par leurs musiques et leurs textes poivrés à contre-courant, leurs libertés scéniques et la qualité de leur travail, ils ont marqué une ère nouvelle.
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MessageSujet: Re: Les Négresses Vertes   Mer 30 Mai 2007 - 14:54

Voici 2 3chansons de leur répertoire:

Sous le soleil de Bodega


Aie, bodeg', bodega
Chante nos joies et nos folies
Aie, bodeg', bodega
Tu es l'étoile de nos nuits

Si tu as la cucaracha
Sacrées bestioles, cancrelas
Fais un pactole, ligotes-la
Au gré du vent, du haut du mât
C'est un raz-de-marée que voilà
N'hésitons pas hissons-la

Elle se noiera, quel débarras
Car un vent d'fête nous fait savoir
Qu'une tempête va déferler
Sur la mer boire de Bodega
Tonnerre de Dieu c'est Dyonisos
Bénis ma chair, bénis mes os
Tonnerre de Dieu, toi Dyonisos
Bénis ma chair, bénis mes os

Aie bodeg', bodega
Chante nos joies et nos folies
Aie, bodeg', bodega
Tu es l'étoile de nos nuits
Aie, bodeg', bodega
Brûle mon cœur et mes soucis
Il sera toujours midi
Sous le soleil de bodega

Fou de bagou le plus beau des gars
Est à genoux au pastaga
J'entends hurler le mellino
Sans picador ni corrida
Lorsque tangua la sangria
Succomba l'capitaine Tracas

Aie, bodeg', bodega
Chante nos joies et nos folies
Aie, bodeg', bodega
Tu es l'étoile de nos nuits
Aie, bodeg's, bodega
Brûle mon cœur et mes soucis
Il sera toujours midi
Sous le soleil de bodega

A la bodega


_____________________________________________________________
_____________________________________________________________



Voilà l'été


Voilà l'été {x4}

Voilà l'été, j'aperçois le soleil
Les nuages filent et le ciel s'éclaircit
Et dans ma tête qui bourdonnent ?
Les abeilles !
J'entends rugir les plaisirs de la vie

C'est le retour des amours qui nous chauffent
Les oreilles, il fait si chaud
Qu'il nous pousse des envies
Qu'il le bonheur rafraichi d'un cocktail
Les filles sont belles et les dieux sont ravis.

Enfin l'été {x4}

Enfin l'été, mais y'a déjà plus d'argent
Le tout Paris se transforme en phobie
Le métro sue, tout devient purulent
Dans ses souliers, le passager abruti
A dix doigts d'pied qui s'expriment violemment
Y'a plus d'amis les voisins sont partis
L'été Paris c'est plutôt relaxant
On rêve de plage
Et la Seine est jolie.

Toujours l'été c'est pas du superflu
Il fait trop chaud, l'soleil m'abasourdit
Rillettes sous les bras j'avance dans la rue
J'pense à ces cons qui s'font chier dans l'midi
Tous ces torche-culs qui vont cuire dans leurs jus
Tous ces noyés, la mer quelle saloperie
Et sur les routes le danger ça vous tue
Vivement l'automne, je me sens tout aigri.

Toujours l'éte {x4}

Voilà l'été, j'aperçois le soleil
Les nuages filent et le ciel s'éclaircit
Et dans ma tête qui bourdonnent ?
Les abeilles !
J'entends rugir les plaisirs de la vie
Voilà l'été, j'aperçois le soleil
Les nuages filent et le ciel s'éclaircit
C'est le bonheur refraichi d'un cocktail
Les filles sont belles et les dieux sont ravis.

Voilà l'été
Enfin l'été
Toujours l'été
Encore l'été

_____________________________________________________________
_____________________________________________________________


Face à la mer


Sur le sable, face à la mer
Se dresse là, un cimetière
Où les cyprès comme des lances
Sont les gardiens de son silence.

Sur le sable, des lits de fer
Sont plantés là, face à la mer
Mon ami, la mort t'a emmené
En son bateau pour l'éternité.

Si on allait au cimetière
Voir mon nom gravé sur la pierre,
Saluer les morts face à la mer,
Ivres de vie dans la lumiere.

Dans la chaleur, le silence
A l'heure où les cyprès se balancent
Les morts reposent au cimetière
Sous le sable, face à la mer.
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Les Négresses Vertes

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