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 Vos poèmes préférés

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Bébé Panda
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MessageSujet: Vos poèmes préférés   Mer 9 Juil 2008 - 21:57

Salut les gens !

J'aimerais vous faire partager des poèmes que je trouve vraiment magnifiques...

Ces 2-là sont des poèmes écrits par Edgar Allan Poe, le premier a été traduit par Gille de Sèze (me demander pas qui c'est), et le second par Baudelaire (je préfère amplement sa traduction à celle de Mallarmé qui me semble fade et vide :dame: ).
J'ai mis la version originale en anglais, en lien pour pouvoir mettre les 2 poèmes.


Annabel Lee

C'était il y a bien des années
Dans ce royaume près de la mer
Qu'une jeune fille habitait là, que vous connaissez peut-être
Sous le nom d'Annabel Lee;
Et cette jeune fille elle ne vivait sans autre pensée
Que d'aimer et d'être aimée de moi.


J'étais un enfant, et elle était un enfant,
Dans ce royaume près de la mer,
Mais nous aimions d'un amour qui était plus que l'amour,
Moi et mon Annabel Lee,
D'un amour tel que les ailés séraphins au ciel
Nous le convoitaient, elle et moi.


Et ce fut la raison pour laquelle, il y a longtemps,
Dans ce royaume sur la mer,
Un vent souffla d'un nuage, glaçant
Ma belle Annabel Lee,
De sorte que ses proches de haut lignage vinrent
Et la portèrent loin de moi,
L'enfermer dans une sépulture
Dans ce royaume près de la mer.


Les anges, pas à moitié aussi heureux au ciel,
En vinrent à nous envier, elle et moi _
Oui! cela fut la raison (comme tous les hommes le savent
Dans ce royaume près de la mer)
Pour laquelle un vent éclata d'un nuage une nuit,
Glaçant et tuant mon Annabel Lee.


Mais notre amour il était de loin plus fort que l'amour
De ceux qui étaient plus âgés que nous,
de ceux nombreux, plus sages, et de loin, que nous
Et ni les anges au ciel là-haut
Ni les démons en-bas sous la mer
Ne pourront jamais dissocier mon âme de l'âme
De la belle Annabel Lee.


Car la lune jamais ne rayonne sans m'apporter des rêves
De la belle Annabel Lee,
Et les étoiles jamais ne se lèvent que je ne sente les yeux brillants
De la belle Annabel Lee.
Et ainsi, durant toute la marée de la nuit, je me tiens couché au côté
De ma chérie_ma chérie_ma vie et mon épouse,
Dans sa sépulture, là, près de la mer_
Dans sa tombe près de la mer sonore.


Traduit par: Gilles de Seze

En anglais + traduction



Le corbeau

Une fois, sur le minuit lugubre, pendant que je méditais, faible et fatigué, sur maint précieux et curieux volume d’une doctrine oubliée, pendant que je donnais de la tête, presque assoupi, soudain il se fit un tapotement, comme de quelqu’un frappant doucement, frappant à la porte de ma chambre. « C’est quelque visiteur, – murmurai-je, – qui frappe à la porte de ma chambre ; ce n’est que cela et rien de plus. »

Ah ! distinctement je me souviens que c’était dans le glacial décembre, et chaque tison brodait à son tour le plancher du reflet de son agonie. Ardemment je désirais le matin ; en vain m’étais-je efforcé de tirer de mes livres un sursis à ma tristesse, ma tristesse pour ma Lénore perdue, pour la précieuse et rayonnante fille que les anges nomment Lénore, – et qu’ici on ne nommera jamais plus.

Et le soyeux, triste et vague bruissement des rideaux pourprés me pénétrait, me remplissait de terreurs fantastiques, inconnues pour moi jusqu’à ce jour ; si bien qu’enfin pour apaiser le battement de mon cœur, je me dressai, répétant : « C’est quelque visiteur attardé sollicitant l’entrée à la porte de ma chambre ; – c’est cela même, et rien de plus. »

Mon âme en ce moment se sentit plus forte. N’hésitant donc pas plus longtemps : « Monsieur, dis-je, ou madame, en vérité, j’implore votre pardon ; mais le fait est que je sommeillais et vous êtes venu frapper si doucement, si faiblement vous êtes venu frapper à la porte de ma chambre, qu’à peine étais-je certain de vous avoir entendu. » Et alors j’ouvris la porte toute grande ; – les ténèbres, et rien de plus.

Scrutant profondément ces ténèbres, je me tins longtemps plein d’étonnement, de crainte, de doute, rêvant des rêves qu’aucun mortel n’a jamais osé rêver ; mais le silence ne fut pas troublé, et l’immobilité ne donna aucun signe, et le seul mot proféré fut un nom chuchoté : « Lénore ! » – C’était moi qui le chuchotais, et un écho à son tour murmura ce mot : « Lénore ! » Purement cela, et rien de plus.

Rentrant dans ma chambre, et sentant en moi toute mon âme incendiée, j’entendis bientôt un coup un peu plus fort que le premier. « Sûrement, – dis-je, – sûrement, il y a quelque chose aux jalousies de ma fenêtre ; voyons donc ce que c’est, et explorons ce mystère. Laissons mon cœur se calmer un instant, et explorons ce mystère ; – c’est le vent, et rien de plus. »

Je poussai alors le volet, et, avec un tumultueux battement d’ailes, entra un majestueux corbeau digne des anciens jours. Il ne fit pas la moindre révérence, il ne s’arrêta pas, il n’hésita pas une minute ; mais avec la mine d’un lord ou d’une lady, il se percha au-dessus de la porte de ma chambre ; il se percha sur un buste de Pallas juste au-dessus de la porte de ma chambre ; – il se percha, s’installa, et rien de plus.

Alors, cet oiseau d’ébène, par la gravité de son maintien et la sévérité de sa physionomie, induisant ma triste imagination à sourire : « Bien que ta tête, – lui dis-je, – soit sans huppe et sans cimier, tu n’es certes pas un poltron, lugubre et ancien corbeau, voyageur parti des rivages de la nuit. Dis-moi quel est ton nom seigneurial aux rivages de la nuit plutonienne ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »

Je fus émerveillé que ce disgracieux volatile entendît si facilement la parole, bien que sa réponse n’eût pas un bien grand sens et ne me fût pas d’un grand secours ; car nous devons convenir que jamais il ne fut donné à un homme vivant de voir un oiseau au-dessus de la porte de sa chambre, un oiseau ou une bête sur un buste sculpté au-dessus de la porte de sa chambre, se nommant d’un nom tel que – Jamais plus !

Mais le corbeau, perché solitairement sur le buste placide, ne proféra que ce mot unique, comme si dans ce mot unique il répandait toute son âme. Il ne prononça rien de plus ; il ne remua pas une plume, – jusqu’à ce que je me prisse à murmurer faiblement : « D’autres amis se sont déjà envolés loin de moi ; vers le matin, lui aussi, il me quittera comme mes anciennes espérances déjà envolées. » L’oiseau dit alors : « Jamais plus ! »

Tressaillant au bruit de cette réponse jetée avec tant d’à-propos : Sans doute, – dis-je, – ce qu’il prononce est tout son bagage de savoir, qu’il a pris chez quelque maître infortuné que le Malheur impitoyable a poursuivi ardemment, sans répit, jusqu’à ce que ses chansons n’eussent plus qu’un seul refrain, jusqu’à ce que le De profundis de son Espérance eût pris ce mélancolique refrain : « Jamais – jamais plus ! »

Mais le corbeau induisant encore toute ma triste âme à sourire, je roulai tout de suite un siège à coussins en face de l’oiseau et du buste et de la porte ; alors, m’enfonçant dans le velours, je m’appliquai à enchaîner les idées aux idées, cherchant ce que cet augural oiseau des anciens jours, ce que ce triste, disgracieux, sinistre, maigre et augural oiseau des anciens jours voulait faire entendre en croassant son – Jamais plus !

Je me tenais ainsi, rêvant, conjecturant, mais n’adressant plus une syllabe à l’oiseau, dont les yeux ardents me brûlaient maintenant jusqu’au fond du cœur : je cherchai à deviner cela, et plus encore, ma tête reposant à l’aise sur le velours du coussin que caressait la lumière de la lampe, ce velours violet caressé par la lumière de la lampe que sa tête, à Elle, ne pressera plus, – ah ! jamais plus !

Alors, il me sembla que l’air s’épaississait, parfumé par un encensoir invisible que balançaient les séraphins dont les pas frôlaient le tapis de ma chambre. « Infortuné ! – m’écriai-je, – ton Dieu t’a donné par ses anges, il t’a envoyé du répit, du répit et du népenthès dans tes ressouvenirs de Lénore ! Bois, oh ! bois ce bon népenthès, et oublie cette Lénore perdue ! » Le corbeau dit : «Jamais plus ! »

« Prophète ! – dis-je, – être de malheur ! oiseau ou démon ! mais toujours prophète ! que tu sois un envoyé du Tentateur, ou que la tempête t’ait simplement échoué, naufragé, mais encore intrépide, sur cette terre déserte, ensorcelée, dans ce logis par l’Horreur hanté, – dis-moi sincèrement, je t’en supplie, existe-t-il, existe-t-il ici un baume de Judée ? Dis, dis, je t’en supplie ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »

« Prophète ! – dis-je, – être de malheur ! oiseau ou démon ! toujours prophète ! par ce ciel tendu sur nos têtes, par ce Dieu que tous deux nous adorons, dis à cette âme chargée de douleur si, dans le Paradis lointain, elle pourra embrasser une fille sainte que les anges nomment Lénore, embrasser une précieuse et rayonnante fille que les anges nomment Lénore. » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »

« Que cette parole soit le signal de notre séparation, oiseau ou démon ! – hurlai-je en me redressant. – Rentre dans la tempête, retourne au rivage de la nuit plutonienne ; ne laisse pas ici une seule plume noire comme souvenir du mensonge que ton âme a proféré ; laisse ma solitude inviolée ; quitte ce buste au-dessus de ma porte ; arrache ton bec de mon cœur et précipite ton spectre loin de ma porte ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »

Et le corbeau, immuable, est toujours installé sur le buste pâle de Pallas, juste au-dessus de la porte de ma chambre ; et ses yeux ont toute la semblance des yeux d’un démon qui rêve ; et la lumière de la lampe, en ruisselant sur lui, projette son ombre sur le plancher ; et mon âme, hors du cercle de cette ombre qui gît flottante sur le plancher, ne pourra plus s’élever, – jamais plus !

En anglais

N'hésitez pas à mettre les poèmes qui vous ont plus :wink:
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MessageSujet: Re: Vos poèmes préférés   Jeu 16 Juil 2009 - 14:22

Merci pour tant de beauté!
Une amie des animaux végétaleinne quelle merveille. Cerise sur le gâteau : qui aime Edgar Poe.Y aurait-il in ange sur le faux-rhum?
sunny

un grand classique, qui m'a émue quand j'avais l'âge du poète, et qui continue de m'émouvoir depuis plus de 20 ans

On n'est pas sérieux quand on a 17 ans.
-Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,
des cafés tapageurs aux lustres éclatants
On va sous les tilleuls verts de la promenade.

Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin.
Le vent chargé de bruits -la ville n'est pas loin-
a des parfums de vigne et des parfums de bière.

Voilà qu'on aperçoit un tout petit chiffon
d'azur sombre, encadré dune petite branche,
piqué d'une mauvaise étoile, qui se fond
avec de doux frissons, petite et toute blanche.

Nuit de juin! 17 ans! on se laisse griser.
La sève est du champagne qui vous monte à la tête.
On divague...on se sent aux lèvres un baiser
qui palpite là, comme une petite bête.

Le coeur fou robinsonne à travers les romans,
lorsque dans la clarté d'un pâle réverbère
passe une demoiselle aux petits airs charmants
sous l'ombre du faux col effrayant de son père.

Et comme elle vous trouve immmensément naïf,
tout en faisant trotter ses petites bottines,
elle se tourne, alerte, et d'un mouvement vif.
Sur vos lèvres alors meurent les cavatines.

Vous êtes amoureux! Loué jusqu'au mois d'août!
Vous êtes amoureux : vos sonnets la font rire.
Tous vos amis s'en vont : vous avez mauvais goût.
Puis l'adorée un soir a daigné vous écrire.

Ce soir là...vous rentrez aux cafés éclatants.
Vous demandez des bocks ou de la limonade.
On n'est pas sérieux quand on a 14 ans
et qu'on a des tilleuls verts sur la promenade.
(Rimbaud)


Pour finir, plus ancien de 5 siècles :

L'amour de moi cy est enclose
dedans un joli jardinet
où croit la rose et le muguet
et aussi fait la passerose.

Ce jardin est bel et plaisant.
Il est garni de toutes fleurs.
On y prend son ébattement
autant la nuit comme le jour.

Hélas, il n'est si douce chose
qeu ce gentil rossignolet
qui chante au soir, au matinet.
Quand il est las,
il se repose.
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MessageSujet: Re: Vos poèmes préférés   Ven 21 Aoû 2009 - 16:07

Puisque personne se décide, tant pis, j'en mets un autre à la suite, du compagnon du 1°, Paul Verlaine

Le ciel est par dessus le toit,
si bleu, si calme.
Un arbre, par dessus le toit
berce sa palme.

La cloche, dans le ciel qu'on voit
doucement tinte.
Un oiseau, dans le ciel qu'on voit
chante sa plainte.

Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là,
simple et tranquille.
Cette paisible rumeur là
vient de la ville.

Qu'as tu fait, ô toi que voilà
pleurant sans cesse,
Dis, qu'as tu fait, toi que voilà
de ta jeunesse?
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MessageSujet: Re: Vos poèmes préférés   Ven 25 Sep 2009 - 21:23

Personne ne se manifeste ? Les membres de Persé n'aimeraient-ils pas la poésie? Shocked

Pour vous faire changer d'avis, en voici 2 magnifiques, pour les amis des animaux.

I) Prière pour aller au paradis avec les ânes (Francis Jammes)

Lorsqu'il faudra aller vers Vous, ô mon Dieu, faites
que ce soit par un jour où la campagne en fête
poudroiera. Je désire, ainsi que je fis ici bas,
choisir un chemin pour aller, comme il me plaira,
au Paradis, où sont en plein jour les étoiles.

Je prendrai mon bâton et sur la grande route
j'irai, et je dirai aux ânes, mes amis :
"Je suis Francis Jammes et je vais au Paradis,
car il n'y a pas d'enfer au pays du Bon Dieu."

Je leur dirai: "Venez, doux amis du ciel bleu,
pauvres bêtes chéries qui, d'un brusquement d'oreilles,
chassez les mouches plates, les coups et les abeilles."

Que je Vous apparaisse au milieu de ces bêtes
que j'aime tant parce qu'elle baissent la tête
doucement, et s'arrêtent en joignant leurs petits pieds
d'une façon bien douce et qui vous fait pitié.

J'arriverai suivi de leurs milliers d'oreilles,
suivi de ceux qui portent aux flan des corbeilles,
de ceux traînant des voitures de saltimbanques
ou des voitures de plumeaux et de fer blanc,
de ceux qui ont au dos des bidons bossués,
des ânesses pleines comme des outres, au pas cassé,
de ceux à qui l'on met de petits pantalons
à cause des plaies bleues et suintantes que font
les mouches entêtées qui s'y groupent en rond.

Mon Dieu, faites qu'avec ces ânes je Vous vienne.
Faites que dans la paix les anges nous conduisent
vers des ruisseaux touffus où tremblent des cerises
lisses comme la chair qui rit des jeunes filles,

et faites que, penché dans ce séjour des âmes,
sur Vos divines eaux, je sois pareil aux ânes
qui mireront leur humble et douce pauvreté
à la limpidité de l'amour éternel.
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MessageSujet: Re: Vos poèmes préférés   Ven 25 Sep 2009 - 21:29

II) Le chat (Baudelaire)

Viens, mon beau chat, sur mon coeur amoureux,
Retiens les griffes de ta patte,
Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux
Mêlés de métal et d'agate.

Lorsque mes doigts caressent à loisir
Ta tête et ton dos élastique,
Et que ma main s'enivre du plaisir
De palper ton corps électrique,

Je vois ma femme en esprit. Son regard,
comme le tien, aimable bête
Profond et froid, coupe et fend comme un dard,

Et, des pieds jusques à la tête,
Un air subtil, un dangereux parfum
Nagent autour de son corps brun.
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Psylvia
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MessageSujet: Re: Vos poèmes préférés   Jeu 28 Jan 2010 - 22:32

Après je vais me coucher mais je veux mettre ça d'abord parce que c'est les poésies les plus marrante que je connais

La sorcière a froid aux pieds
La sorcière a froid au nez
La sorcière est enrhumée
Je lui donne un mouchoir bleu
vite elle ferme les yeux
Je lui donne un mouchoir blanc,
Clic elle claque des dents,
Je lui donne un mouchoir noir
Elle éternue jusqu'au soir
Je lui donne un mouchoir vert
PAF! elle tombe par terre.

Je sais pas qui c'est qui l'aurait écrite. Mais je voudrais bien qu'il en écrit d'autres. Et ça c'est Paul Verlaine

Dame Souris trotte
Noire dans le gris du soir
Dame Souris trotte
Grise dans le noir.

On sonne la cloche
Dormez les bons prisonniers!
On sonne la cloche
Faut que vous dormiez

Pas de mauvais reve
Ne pensez qu'a vos amours
Pas de mauvais reve :
Les belles toujours!

Le grand clair de lune
On ronfle ferme a coté
Le grand clair de lune
en réalité!

Un nuage passe
Il fait noir comme en un four
Un nuage passe
Tiens, le petit jour!

Dame Souris trotte
Dans les rayons bleus
Dame Souris trotte
Debout les paresseux!
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Shiva
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MessageSujet: Re: Vos poèmes préférés   Ven 5 Fév 2010 - 13:05

Le chat j'aime beaucoup Smile je suis pas trop poèmes moi... mais j'aime bien Baudelaire.


Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde (Gandhi)
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MessageSujet: Re: Vos poèmes préférés   Ven 5 Fév 2010 - 13:10

Voici un poème en prose que j'adore, extrait du recueil Gaspard de la Nuit, d'Aloysius Bertrand :

VII

UN REVE.



J'ai rêvé tant et plus, mais je
n'y entends note.
Pantagruel, livre III.


Il était nuit. Ce furent d'abord, - ainsi j'ai vu, ainsi je
raconte, - une abbaye aux murailles lézardées par la lune, - une forêt
percée de sentiers tortueux, - et le Morimont (*) grouillant de capes
et de chapeaux.
(*) C'est à Dijon, de temps immémorial, la place aux exécutions.

Ce furent ensuite, - ainsi j'ai entendu, ainsi je raconte, - le
glas funèbre d'une cloche auquel répondaient les sanglots funèbres
d'une cellule, - des cris plaintifs et des rires féroces dont
frissonnait chaque fleur le long d'une ramée, - et les prières
bourdonnantes des pénitents noirs qui accompagnent un criminel au
supplice.

Ce furent enfin, - ainsi s'acheva le rêve, ainsi je raconte, -
un moine qui expirait couché dans la cendre des agonisants, - une jeune
fille qui se débattait pendue aux branches d'un chêne, - et moi que le
bourreau liait échevelé sur les rayons de la roue.

Dom Augustin, le prieur défunt, aura, en habit de cordelier,
les honneurs de la chapelle ardente; et Marguerite, que son amant a
tuée, sera ensevelie dans sa blanche robe d'innocence, entre quatre
cierges de cire.

Mais moi, la barre du bourreau s'était, au premier coup, brisée
comme un verre, les torches des pénitents noirs s'étaient éteintes sous
des torrents de pluie, la foule s'était écoulée avec les ruisseaux
débordés et rapides, - et je poursuivais d'autres songes vers le
réveil.
Aloysius Bertrand.


L'ensemble de son recueil : ici.
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Akaïa
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MessageSujet: Re: Vos poèmes préférés   Mar 22 Juin 2010 - 23:19

je viens d'avoir un coup de foudre, une redécouverte lointaine en fait

Paul Verlaine - Mon rêve familier

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Pour elle seule, hélas! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse? Je l'ignore.
Son nom? Je me souviens qu'il est doux et sonore,
Comme ceux des aimés que la vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.


Coucou Invité ! Passe un bon moment sur Persé

Si demain dans ta rue si demain dans ta ville on te montre du doigt parce-que t'as les cheveux comme ça ou parce que tu t'habilles comme ça dis leur, dis leur que ce sont des pervers. N.S.
Il y'a des petites fées au creux de ma main qui prennent le thé dans un jardin
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MessageSujet: Re: Vos poèmes préférés   Mar 22 Juin 2010 - 23:24

Magnifique ce poème...
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MessageSujet: Re: Vos poèmes préférés   Mar 22 Juin 2010 - 23:37

Je lui parle à cette personne moi la nuit...
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